Pollutec & biodiversité – Jeudi 29 novembre

Retrouvez la programmation détaillée des conférences du cycle du Forum biodiversité et milieux naturels du jeudi 29 novembre.

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Les petites rivières urbaines s’inscrivent dans un contexte de contraintes urbanistiques et réglementaires spécifiques. Elles se définissent en fonction des usages et de leurs sensibilités vis-à-vis des activités anthropiques.

En effet, ayant souvent subies de fortes modifications de tracé, des travaux de canalisation ou des déversements d’eaux polluées, les dynamiques naturelles de ces rivières sont perturbées.

Parfois enterrées, voire même oubliées, les petites rivières urbaines resurgissent aujourd’hui afin d’offrir un cadre de vie plus agréable aux habitants des milieux urbains, de lutter contre le risque inondation ou encore d’atteindre le bon état des eaux, tel qu’il est défini dans la Directive européenne Cadre sur l’Eau. Plusieurs témoignages apporteront des éléments de réflexion et d’inspiration afin de mettre en avant les bénéfices qu’apportent une réhabilitation à la ville, ces derniers étant écologiques, économiques et sociaux.

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Rodolphe DEBORRE – Directeur innovation et développement durable – NACARAT, groupe Rabot Dutilleul

Nicolas VALET – Responsable du Département Biodiversité – AUDDICE EnvironnementLPO Nord




Faire cohabiter en bonne intelligence les zones de refuge pour la nature et les activités humaines dans les villes… Cette interaction, Nacarat la facilite en collaboration avec la LPO ou AUDDICE par l’intégration de la biodiversité dans plusieurs de ses opérations immobilières.

L’expertise de la LPO et d’AUDDICE, en collaboration avec les cabinets d’architecture et les paysagistes, permet de créer des espaces de biodiversité et des aménagements en accord avec le milieu : treillis supports de plantes grimpantes ; mangeoires, gîtes et nichoirs, culture de mélanges floraux favorables aux oiseaux et aux pollinisateurs ; gîtes à insectes ; arbres et arbustes adaptés à la faune locale…

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Stéphanie Perraud – Chef de projet – Vicat

Céline Thierry – Chef de secteur – Vicat

Benoît Feuvrier – Chef de projet écologue – Acer campestre

Benjamin Thinon – Chef de projet écologue – Acer campestre




Dans le cadre d’une exploitation d’une gravière (Arnas 69)et de sa remise en état, Granulats VICAT accompagné du bureau d’études Acer campestre mettent en place de nombreuses mesures en faveur de la biodiversité en concertation avec les acteurs environnementaux locaux.

 Ainsi depuis 2012, la mise en place d’un plan de gestion écologique et une renaturation des milieux avec un suivi des espèces d’intérêt patrimonial et exotiques envahissantes ont permis le retour d’une biodiversité remarquable dans ces milieux remaniés.

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Claire Rameaux – Technicienne environnement – Département de la Savoie              

Mireille BOYER – Responsable du pôle “Invasives-ripisylves” – Aquabio

Louise BARTHOD – Chef de projet ”Invasives-ripisylves” – Aquabio




Essai en grandeur réelle pour l’étude des risques de dissémination des renouées asiatiques via le compostage industriel des déchets verts.

Beaucoup de déchetteries refusent les renouées asiatiques connaissant les capacités reproductives exceptionnelles de ces plantes et leurs impacts majeurs. Suite aux demandes des services techniques confrontés à la gestion des sites envahis, le département de la Savoie a lancé en 2017 une étude visant à évaluer le risque de dissémination de ces plantes invasives via la filière locale de compostage. Cette expérimentation, confiée au bureau d’étude, Concept.Cours.d’EAU scop Aquabio, a été réalisée sur une plateforme industrielle de Grand Chambéry,  actuellement gérée par SUEZ ORGANIQUE. Des tiges, des rhizomes et des graines de renouées ont été intégrées en quantités massives dans la chaîne de production du compost et leurs survies ont été étudiées tout au long du processus. Les résultats montrent que le procédé mis en oeuvre (8 mois de traitement, 6 semaines de ventilation forcée et 2 retournements) conduit à dévitaliser les tiges, les graines et les rhizomes et qu’il n’y a aucun risque de disséminer la plante via la diffusion du produit final. Toutefois comme pour tout chantier manipulant des plantes invasives, il existe des risques spécifiques liés aux déplacements des engins et aux outils, qui peuvent être facilement maîtrisés par l’adoption de mesures simples et peu contraignantes.

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Stéphane BONARDOT – Expert environnement des aménagements – SCE

Valérie CINQUALBRE – Directeur du pôle économique – Département de la Charente-Maritime

Pascal INSENGA – Direction environnement et développement durable – VINCI Construction Terrassement




Aménagement du port de pêche de La Cotinière : évitement et réduction exemplaires au service de la préservation et de la valorisation des milieux naturels terrestres et marin.

Le port de pêche de La Cotinière (île d’Oléron, Charente-Maritime) est un havre d’échouage constitué de deux plans d’eau de 2,8 hectares chacun, d’un chenal d’accès de 3 hectares et d’infrastructures représentant une superficie de 4,75 hectares.

Avec 5 521 tonnes de produits vendus pour un chiffre d’affaires de 29,5 M€, le Port de la Cotinière concentre presque deux tiers (62%) du tonnage débarqué en Charente-Maritime en 2015. Au-delà des effets économiques directs du port, ce dernier constitue en effet un facteur d’attractivité du territoire, notamment pour sa mise en valeur touristique et son impact sur les commerces de proximité. La permanence de ses activités tout au long de l’année, l’image de marque maritime chargée de valeurs, le caractère original, authentique, sont autant d’éléments de terroirs structurants portés par cette filière.

Le port de pêche de La Cotinière, dans sa configuration actuelle, ne répond plus aux besoins de la filière pêche tant sur le plan réglementaire que fonctionnel :

  • d’une part, le bassin d’échouage et le quai de débarquement du poisson ne permettent pas l’accès des navires de pêche à toute heure, ni leur stationnement adapté ;
  • d’autre part, compte-tenu du renforcement de la réglementation sanitaire, la halle à marée devrait faire l’objet de travaux importants de mise à niveau, sous peine d’un risque de fermeture. L’actuelle halle à marée est en effet tout à fait sous-dimensionnée puisque construite à l’origine pour un tonnage de 2 000 tonnes environ.

Dans ces conditions, le Département de la Charente-Maritime, compétent pour exploiter et aménager les ports maritimes de commerce et de pêche, a souhaité procéder à une extension du port et à la construction d’une nouvelle criée dimensionnée pour un tonnage de 6 000 tonnes, permettant de répondre aux besoins de mise aux normes et de sécurisation de l’outil portuaire.

Conscient des nombreux enjeux dont le projet relève, dont les enjeux environnements, techniques et économiques, tant en phase travaux qu’en phase exploitation, le Département de Charente-Maritime a souhaité mettre en place une réflexion intégrant, le plus en amont possible, la séquence « éviter – réduire – compenser » les incidences négatives, directes et indirectes, temporaires et permanentes, sur l’eau, les milieux aquatiques, les milieux naturels, l’air, la santé, entre autres.

Cette volonté s’est traduite en termes :

  • d’organisation d’équipe,
  • de type de contrat avec un prestataire en charge de la réalisation du projet,
  • d’études amont destinées à caractériser l’état initial de l’environnement,
  • de réflexion autour de la conception du projet,
  • de mobilisation de l’ensemble des acteurs (porteur de projet, services de l’Etat, collectivités, associations, riverains, etc.),
  • de management environnemental.

La concrétisation de cette volonté a permis d’aboutir à un projet qui, suite à la mise en œuvre de l’évitement et de la réduction, ne nécessite aucune compensation, en même temps qu’il intègre plusieurs mesures d’accompagnement, ensemble qui a, notamment, motivé sa dispense de demande de dérogation au titre de la réglementation « espèces et habitats protégés ».

Nous vous présentons aujourd’hui les étapes les plus marquantes de la séquence ERC telle qu’elle a été et continue d’être appliquée à ce projet d’aménagement du port de pêche de La Cotinière, dont les travaux ont débuté il y a quelques semaines, pour s’achever en juin 2021.

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Estelle Hedri – Ingénieur d’études – Valorhiz

Samuel Coussy – Ingénieur Environnement – BRGM




Reconstruction et valorisation des sols dans le cadre de l’aménagement des espaces verts: premiers enseignements du projet BioTUBES pour la requalification écologique des friches urbaines

Les sols sont un enjeu majeur de la ville de demain, ils rendent un panel de services indispensables au bon fonctionnement des écosystèmes. La requalification des friches urbaines, source de potentiel, doit se faire dans une logique de développement durable, intégrant l’économie circulaire, la biodiversité et les services écosystémiques rendus par la nature. Pour mener à bien ces objectifs ambitieux il est nécessaire de mettre en œuvre des techniques innovantes de génie pédologique et écologique.

Dans le cadre du projet BioTUBES (Valorhiz, BRGM & Elisol Environnement ; cofinancé par l’ADEME : programme GESIPOL), nous avons souhaité évaluer l’impact de ces approches sur la biodiversité et les services écosystémiques du sol et proposer des bonnes pratiques au regard des obligations réglementaires associées en fonction des usages finaux.

Les premiers résultats de ce projet seront présentés lors de la conférence et s’appuieront notamment sur les sites pilotes mis en place avec la Métropole de Lyon en 2016 et celui avec la Ville de Montpellier en 2017.