Pollutec & biodiversité – Mardi 27 novembre

Retrouvez la programmation détaillée des conférences du cycle du Forum biodiversité et milieux naturels du mardi 27 novembre.

Guillaume JUBEAUX – Co-fondateur – Biomae

Jonathan GRONDIN – Chef de projet – Spygen

Alexandre DECAMPS  – Consultant senior écotoxicologie – Viewpoint

Olivier SIBOURG – Gérant – Inoveo




De la surveillance des milieux au contrôle des rejets, la métrologie par le vivant offre un ensemble de services de mesure en différé ou en continu de la qualité des eaux. La conférence se déclinera en quatre interventions où l’ADN Environnemental, les gammares et les bactéries sont présentées comme de réelles sentinelles pour caractériser la biodiversité, la contamination bio-disponible de micropolluants, la qualité toxique ou la demande biochimique en oxygène.

Retrouvez le diaporama utilisé lors de la conférence.

Fabrice FREBOURG – Chef de service foncier environnement – GSM Granulats
Union nationale des producteurs de granulats (UNPG)

Alexandre CLUCHIER – Directeur R&D – ECO-MED
Président du GT biodiversité opportuniste – Union professionnelle du génie écologique (UPGE)




On constate aujourd’hui en France un paradoxe entre la volonté de préservation de la biodiversité et le dispositif réglementaire actuel, inadapté pour répondre à l’ensemble des problématiques relatives à la biodiversité. Il existe pourtant des pratiques techniques et méthodologiques vertueuses qu’il conviendrait d’encourager pour aller avancer vers l’atteinte des objectifs visés par la loi.

Cas de l’industrie des carrières – UNPG

Solutions techniques de gestion de la biodiversité temporaire, notamment autour des espèces protégées colonisant les sites pendant la phase d’exploitation ou le chantier. Ces pratiques seront illustrées par deux retours d’expérience génie écologique qui témoigneront de la possibilité de concilier exploitation et préservation de la biodiversité puis par la présentation de l’étude menée sur la biodiversité dynamique dans les sites carriers des Hauts-de-France en parallèle des travaux de l’UNICEM nationale et de Fediex.

 GT biodiversité opportuniste – UPGE

Groupe de travail biodiversité opportuniste, piloté par l’UPGE, qui réunit maîtres d’ouvrages, bureaux d’études, représentants de l’État et chercheurs pour chercher et développer des solutions de gestion de la faune et la flore protégées qui accompagne le développement des projets d’aménagement durant toute leur vie, de la phase amont à la phase exploitation et aval en passant par la phase chantier.

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Patrice VALANTIN – Gérant – Reizhan

Philippe DELOIRE – Directeur des ressources humaines – ATMB




La RSE Territoriale Bioinspirée (RSTB) propose une prise en compte systémique des enjeux, en lien avec la vie de son territoire et l’ensemble des composantes qui l’animent.

La RSE Territoriale Bioinspirée s’inspire du fonctionnement des systèmes vivants, qui est basée sur le principe de la relation dans la diversité, ce qui assure leur résilience depuis 4 milliards d’années. Plaçant ainsi la RSE au cœur de la stratégie de l’entreprise, elle conduit à réfléchir sur l’évolution des modèles économiques dans un monde en mouvement.

La force de la RSTB est d’aborder l’entreprise comme un élément fonctionnel d’un système vivant, qui interagit en permanence avec le territoire, ses ressources, ses acteurs, ses infrastructures et ses écosystèmes. Cette approche fonctionnelle engage l’entreprise dans des actions concrètes avec tous les acteurs humains et non-humains pour engendrer des externalités positives et ainsi prendre soin des personnes tout en régénérant les ressources et capacités du territoire à fournir des biens et services de qualité.

Au-delà de l’entreprise elle-même, la RSTB a pour finalité de développer une économie vivante territoriale, engageant l’ensemble des acteurs dans une vision commune, mutualisant les actions RSE par l’intelligence collective de laquelle découlera des changements de mode de vie et de production.

Cette méthode crée les conditions du changement et de l’adaptation aux modifications profondes qui s’opèrent aujourd’hui. Nous vivons en effet une période de grandes transformations, et même de révolutions dans de nombreux domaines. La transition s’effectue déjà, mais nous ne savons pas encore ce qui sortira de cette métamorphose. Pour les entreprises, le défi est de taille : pouvoir s’adapter et évoluer dans un monde en mouvement tout en répondant aux demandes croissantes de sens et de responsabilité.

Reizhan présentera les principes et méthodes de la RSTB, et la société de l’Autoroute et du Tunnel du Mont-Blanc (ATMB), qui vient de s’engager dans cette démarche, témoignera de son expérience.

Séverine FACCHIN – Référent Environnement DMO – Vinci Autoroutes

Vincent VIGNON – directeur associé – O.G.E.




L’Huisne est une rivière à enjeu écologique du département de la Sarthe. Un seuil avait été réalisé lors de la construction de l’autoroute A11 dans les années 1970. Des travaux d’effacement de ce seuil et de remise en eau d’un bras mort de la rivière sont en cours en 2018 dans le cadre d’un programme de rattrapage environnemental. La conférence présentera ce projet dont les inventaires de l’état initial qui permettront d’évaluer les évolutions de la qualité écologique du cours d’eau après l’opération. Les suivis sont prévus sur une durée de 4 ans.

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Delphine JUNG – Chargée de mission génie écologique – AFB

Manuel de MATOS  – Président de l’Agébio – A-IGÉco




Le Centre de ressources « Génie écologique » offre des fonctionnalités de recherche adaptées permettant de trouver une référence bibliographique, un retour d’expérience pertinent ou une technique innovante dans le domaine du génie écologique. Animé par l’Agence française pour la biodiversité (AFB) il est piloté par des partenaires publics et privés. Un comité scientifique et technique, également animé par l’AFB, a été mis en place pour orienter stratégiquement le Centre de ressources.

Les acteurs de cette filière en plein essor sont nombreux : un annuaire des acteurs recensant les entreprises et bureaux d’études qui mettent en œuvre ou suivent des projets de génie écologique, publié depuis 2014, vient d’être mis à jour cette année.

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Patrice VALANTIN – Président – UPGE

Lôra ROUVIERE – Chargée de mission partenariats économiques – AFB




Filière économique du génie écologique : vers quel modèle de filière ? Quelles relations avec les acteurs économiques ? Quelles réponses aux enjeux de société ?

Agence française pour la biodiversité : actions et stratégies mises en œuvre avec les acteurs économiques : dispositif d’engagement des entreprises dans la Stratégie nationale pour la biodiversité, Forum Biodiversité et Économie…

Arnaud ALARY – PDG – BlueSET        

Jean-Philippe HENRY -Chairman – Fondation Ecoglobal

Runying WANG – Directrice R&D – BlueSET




Traitement des effluents par techniques de phytoépuration dans les régions d’outre-mer.

Les techniques de phytoépuration nouvelles génération développées par BlueSET ont prouvées leur efficacité pour traiter les effluents domestiques ainsi que d’autres types d’effluents organiques sous différentes conditions climatiques et dans différentes régions du monde. Les écosystèmes d’épuration naturelle ne sont jamais identiques mais varient en fonction des régions notamment en ce qui concerne la composition de substrat et de végétaux qui sont toujours locaux. Ceci est cohérent avec le principe de l’écologie et de la biodiversité.

Cependant, la réglementation nationale exige une application stricte des dispositifs en ANC notamment via un système d’agrément applicable en Outre-mer comme dans la métropole, sans aucune possibilité d’adaptation au contexte local. Ceci constitue un obstacle pour le développement de la filière écologique en outre-mer, malgré l’enjeu majeur que cette filière y représente.

La société BlueSET, se basant sur ses retours d’expériences ainsi que sur ses connaissances solides en phytoépuration et ses réelles compétences en R&D, à de nombreuses fois démontré la faisabilité, les forts potentiels et les avantages écologiques de l’application de sa  phytoépuration nouvelle génération dans les régions d’Outre-mer, avec une agilité d’adaptation intelligente.

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Yann THOMAS – Gérant – Microhumus

Philippe OUDIN – Gérant – SEMACO




La mise en sécurité des Sites et Sols Pollués, qu’ils soient abandonnés ou en activité est un défi qui peut être pris en charge au travers de la phytoremédiation (terme utilisé car le plus communément utilisé, inclue les notions de phytostabilisation, phytomanagement …).

Microhumus est une entreprise qui a conçu le process AgroPhyto® pour répondre au défi posé par les industriels, les bureaux d’études et les collectivités. AgroPhyto® est un mix entre phytoremédiation, ingénierie pédologique et ingénierie végétale.

Grace à son équipe expérimentée et aux profils divers (BE en environnement SSP, BTP, Recherche, Carrières, Agronomie) qui la constitue, Microhumus a mis au point un procédé utilisant la Phytoremédiation qui permet de répondre aux besoins des gestionnaires de sites fonciers à passif.

Le cas mis en avant pour cette conférence implique un industriel, un Maître d’œuvre (SEMACO) et une société experte en phytoremédiation.

L’industriel impliqué gère des sites fonciers pour l’exploitation de son activité et certains de ces sites, ont un historique industriel lui imposant une surveillance particulière en lien avec la DREAL. Dans le cas présenté, le site a accueilli une ancienne usine à gaz et les sols présentent une pollution aux ETM et aux cyanures.

SEMACO est le bureau d’étude en environnement qui accompagnait cet industriel en gestion de SSP et en particulier pour la surveillance de nappe.

Afin de sécuriser l’interface Sol Air et éviter l’envol de poussières ainsi que le contact des salariés avec le sol pollué, le client industriel a mandaté SEMACO pour trouver une solution qui permette de poursuivre l’activité et sans mettre en place de géomembrane modifiant l’impédance du sol (la capacité de pénétration du courant électrique) du fait de la présence de pilonnes électriques HT.

SEMACO a eu l’idée de proposer une couverture végétale et a contacté la société Microhumus qu’il connaissait pour travailler sur la restauration des sols dégradés en France et au Moyen Orient ainsi que sur des projets de phytoremédiation.

Après une étude de traitabilité, les défis posés pour une mise en sécurité par une végétalisation étaient les suivants :

  • imposition de ne pas sortir de terres du site ;
  • imposition d’apporter une couverture de 30 cm minimum de terre ;
  • nécessité de démontrer que la couverture apportée ne modifiait pas l’équilibre chimique du sol en ne favorisant ni la mobilité des cyanures (ce qui est le cas avec des pH basiques), ni la mobilité des ETM (ce qui est le cas avec des pH acides) ;
  • non utilisation de terres végétales issues de prélèvements dans des espaces naturels ou agricoles ;
  • utilisation de plantes locales adaptées au climat montagnard ;
  • utilisation des plantes ne dépassant pas 30 à 50 cm.

La présentation va être ciblée sur 2 de ces aspects que sont d’une part (1) la gestion du risque de relargage des polluants et (2) l’ingénierie pédologique.