Pollutec & biodiversité – Mercredi 28 novembre

Retrouvez la programmation détaillée des conférences du cycle du Forum biodiversité et milieux naturels du mercredi 28 novembre.

Retrouvez le diaporama utilisé lors de la conférence.

Sur la base de cas concrets, le groupe de travail Astee s’attache à mettre en évidence les bénéfices (prévus et induits) que peuvent présenter les projets d’ingénierie écologique en comparaison à des solutions plus classiques, sans taire les éventuelles contraintes qui pourraient se présenter. Les bénéfices peuvent être monétaires mais aussi autres, par exemple en termes d’attractivité du territoire (entreprise, paysage, etc.).

Un ouvrage et une vidéo à destination des praticiens et des gestionnaires, en particulier des collectivités locales, seront présentés lors de cette conférence, illustrée par plusieurs exemples concrets.

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Romain SORDELLO – Chef de projet Pollution lumineuse – UMS PatriNat / AFB / CNRS / MNHN

Nicolas VALET – Responsable du département biodiversité – AUDDICE Environnement




Impacts de l’éclairage artificiel sur la Biodiversité : état de la recherche, inscription de trames noires dans le territoire et préconisations.

Au cours de cette conférence, de nombreux aspects de la « pollution lumineuse » seront abordés, à savoir, tout d’abord, un bilan des effets des différentes longueurs d’onde sur la biodiversité (état de la recherche), les impacts des différents modes de gestion sur la biodiversité et le cadre légal des trames noires. Suite à cette première partie, nous présenterons une méthode de modélisation d’une trame noire pour arriver ensuite aux stratégies globales afin de réduire les impacts de l’éclairage nocturne.

VOCAL : l’opportunité de financer des pratiques agricoles qui augmentent les stocks de matière organique dans les sols ?

IAD : institut composé d’agriculteurs, d’agro-industriels, de coopératives et d’associations, réunis autour d’une démarche, celle de l’agroécologie dans une démarche de développement durable.

Le projet de l’IAD repose sur le double défi de répondre de manière la plus efficace possible aux problématiques fondamentales se posant aujourd’hui au secteur agricole et d’optimiser la qualité du système de production en fonction des enjeux économiques, sociaux et environnementaux

Son but est de favoriser l’émergence et/ou la mise en œuvre concrète de projets en faveur d’une agriculture durable qui soit productive, compétitive, et respectueuse des ressources naturelles (sol, air, eau, biodiversité…). L’institut s’attache à la mise en commun de connaissances et d’expériences pour créer un centre d’expertise en matière d’agriculture durable, pour élaborer, développer et promouvoir celle-ci par la fourniture d’études, de conseils et d’assistance dans la mise en œuvre de projets concrets dans ce domaine.

Les travaux de l’IAD s’appuient sur les résultats des pratiques agricoles qui prennent leurs modèles dans les exemples de fonctionnement que fournissent les écosystèmes naturels. L’agriculture durable consiste à copier les grands principes de fonctionnement de la nature pour les systèmes de productions agricoles : couverture des sols, intensification de la captation de CO2, biodiversité et sol vivant avec valorisation de la biomasse, recyclage de la MO, agriculture puits de carbone, etc. …. Le souhait et la volonté de l’agriculteur, capable de s’engager personnellement dans le développement durable, ainsi que la participation de tous les acteurs de l’agriculture, sont mis en avant dans ce dispositif.

RITTMO agroenvironnement est le centre français de recherche appliquée travaillant au développement de nouveaux intrants du végétal plus respectueux de l’environnement. En particulier, RITTMO travaille sur les procédés de conversion des biomasses et sur la valorisation des produits fertilisants obtenus, pour un retour durable sur les sols agricoles.

Basé à Colmar, RITTMO travaille avec des scientifiques de nombreux pays européens pour développer de nouveaux intrants du végétal. Ces produits améliorent la fertilité des sols, la nutrition des plantes et leur capacité à mieux résister aux mauvaises conditions de leur environnement.

Par ses recherches RITTMO développe de nouveaux intrants ayant un moindre impact environnemental et des procédés pour les fabriquer à partir de ressources renouvelables. Toutes ces innovations sont proposées aux industriels pour être déployées et avoir un réel effet sur la qualité des produits que nous consommons et celle des sols sur lesquels ils sont cultivés.

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Alexandre CLUCHIER – Directeur R&D – ECO-MED

Pierre ILLAC – Responsable Environnement – QUADRAN




Intégration écologique de projets d’amenagements : l’exemple du projet pieso pour les energies renouvelables.

L’intégration écologique des projets d’aménagement est un véritable défi, la séquence Eviter-Réduire Compenser en est le moteur. Cependant comment évaluer l’efficacité des mesures ERC et leur mise en oeuvre ?

Là où traditionnellement il est proposé d’aller vérifier si telle ou telle espèce emblématique est présente, sans réelle méthodologie éprouvée autre qu’un inventaire réalisé une fois, au mieux deux dans l’année, le Projet PIESO financé par l’ADEME apporte une véritable réflexion sur les indicateurs de suivis pertinents de la résilience et de la conservation de la biodiversité, en proposant une série d’indicateurs mesurables, des protocoles scientifiquement éprouvés et réplicables, des conclusions objectives et chiffrées.

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Patrice VALANTIN – Gérant – Reizhan

Jean-François ASMODÉ – Directeur – O.G.E.




A une époque de grands bouleversements, les entreprises doivent s’adapter en permanence et développer pour cela des compétences humaines afin d’assurer leur résilience. Cependant, la technologie diminue les relations humaines pourtant à la base de l’intelligence collective et de la créativité et les modes de vie de plus en plus virtuels et rapides ne donnent plus la capacité d’analyse et de recul nécessaire pour la gestion de projets complexes. L’immersion en milieu naturel est un outil efficace pour s’inspirer des écosystèmes afin d’accompagner le changement et construire des entreprises mobilisées sur une vision commune de l’avenir.

L’immersion naturelle est une déconnexion du monde moderne et virtuel et une reconnexion émotionnelle avec les milieux naturels et réels pour réfléchir sur la mutation des entreprises et envisager de nouveaux modes de pensée, afin de construire les stratégies gagnantes.

Les formations sont basées sur des recherches scientifiques : expérience de nature, logothérapie (recherche du sens) et neurosciences dans les processus d’apprentissage. Ces parcours en nature ont pour objectif de favoriser les compétences humaines et l’intelligence collective, autant pour le développement personnel que les capacités d’adaptation et de créativité au sein des organisations. Les applications sont nombreuses : stratégie d’entreprise, cohésion et management, formations aux savoir-être, Efficience collective, Responsabilité sociétale …

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Alexandre CLUCHIER – Directeur R&D – ECO-MED

Jean-François ASMODÉ – Directeur général – O.G.E.              

Rebecca BRIOT – Directrice adjointe – Dervenn




ODÉ environnement, le nouveau groupement de génie écologique.

Les bureaux d’études et d’ingénierie écologique Dervenn Conseils Ingénierie, L’Office du Génie Ecologique (O.G.E) et ECO-MED se sont associés pour constituer le réseau ODÉ environnement. Ces trois entreprises collaborent ensemble depuis 2008 et font partie des premiers membres de l’Union Professionnelle du Génie Ecologique. Le réseau ODÉ environnement rassemble ainsi les compétences des trois entreprises pour proposer un accompagnement aux maîtres d’ouvrage publics et privés sur l’ensemble du territoire français.

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Sébastien THORIN – Responsable du domaine environnement – Créocéan

Solène ROBIC – Responsable Environnement Infrastructure Maritime – Bouygues TP




Dimensionnement de la compensation en milieu marin – Application de l’outil MITIMED au projet de Monaco.

Trois années de travaux de thèse réalisées en partenariat entre Créocéan et l’Université de Montpellier ont abouti au développement d’un outil opérationnel et standardisé MITIMED, pour évaluer les besoins en termes de compensation pouvant être utilisée dans les Etudes d’Impact Environnementales marines. L’outil peut aussi être appliqué sur les étapes précédentes de la séquence Eviter-Réduire-Compenser (ERC) afin de définir les variantes de moindre impact. Au vu des exigences réglementaires et des pratiques actuelles, la méthode élaborée ici, s’appuie sur une évaluation de l’état et des fonctions des écosystèmes et non des services écosystémiques. En se fondant sur les données actuellement disponibles dans les EIE et sur des indicateurs s’inspirant des directives environnementales européennes, MitiMed combine une vision macro et micro afin de créer une approche hybride. La vision macro correspond à une analyse multicritère de l’état de l’environnement, inspirée de l’Uniform Mitigation Assessment Method (UMAM), qui a été développée en Floride afin d’évaluer les compensations pour les zones humides et les petits fonds côtiers. La vision micro se fonde sur une évaluation plus précise des indicateurs, inspirée de l’Habitat Equivalency Analysis (HEA), développée aux Etats-Unis et appliquée sur les impacts accidentels ainsi que sur les impacts anticipés sur les habitats terrestres et côtiers. L’outil permet d’adapter le dimensionnement des mesures compensatoires en fonction de la valeur patrimoniale des habitats, de l’incertitude liée aux moyens de leur restauration et du temps nécessaire à cette restauration.

Nous présentons l’application de l’outil MitiMed au cas d’étude des travaux d’urbanisation en mer de la Principauté de Monaco consistant à créer un nouveau quartier avec une emprise de 6 hectares sur le milieu marin et donc des impacts sur les espèces et les habitats présents en bordure de littoral.

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Dr. Bach Kim NGUYEN – Fondateur Associé – BeeOdiversity               

Claire BRUN – Déléguée Développement Durable – APRR

Jérôme CHEVARIN – Technicien Environnement – APRR   




BeeOdiversity accompagne les entreprises et collectivités locales pour établir des stratégies durables et développer des projets environnementaux qui aient une valeur ajoutée pour le territoire, le client partenaire et ses parties prenantes. Elle allie une expertise scientifique reconnue, des outils innovants et des techniques de coaching environnemental permettant d’impliquer toutes les parties prenantes dans les projets. A titre d’exemple, BeeOdiversity permet, via les matrices collectées par l’abeille (pollen, etc.), de mesurer l’état de l’environnement (métaux lourds, pesticides, quantité et qualité de la biodiversité,…) afin de proposer et d’implémenter des mesures d’amélioration ciblées. Avec une approche globale, innovante et scientifique, BeeOdiversity a développé plus d’une vingtaine de bio-indicateurs de performance sociétaux et économiques.

Repenser durablement un site en valorisant le rôle du végétal.

Pour répondre aux enjeux de qualité de la ressource en eau et de préservation de la biodiversité, APRR, société concessionnaire d’autoroutes, mène une action pilote sur l’aire des Jonchets-Les Récompenses (autoroute A5).

APRR a ainsi choisi de travailler dans la durée avec la nature pour offrir une pause qualitative à ses clients. Le Beeomonitoring permet à la fois de mesurer les impacts positifs de cette démarche sur l’environnement et d’ajuster les actions complémentaires. Celles-ci visent une efficacité optimale sur la diversité végétale nécessaire au développement des pollinisateurs. Cette expérimentation s’inscrit aussi dans un territoire, dont les acteurs sont sollicités et mobilisés par l’association Aqui’Brie pour la protection de la nappe souterraine.