Atelier espèces protégées liées à l’activité économique

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Comment concilier obligations réglementaires, activités économiques et opportunités écologiques ? Comment favoriser la faune et la flore dans les projets d’aménagement ?

 A l’initiative du groupe de travail biodiversité opportuniste, l’UPGE, l’UNPG et le CIL&B, en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire et le Centre de ressources génie écologique de l’Agence française pour la biodiversité, organisent le 18 novembre un atelier sur la biodiversité liée aux activités économiques.

9h45 – 17h au 270, rue Saint Jacques, 75 005 Paris, 18/11/19

Inscription obligatoire ICI (détail des petites tables ci-dessous).

Les projets d’aménagements, zones en chantier ou sites en exploitation, à vocation principalement économique, transforment fortement les milieux sur lesquels ils se développent. Cette modification du biotope peut favoriser l’apparition de certaines espèces, dont la gestion peut ensuite être complexe, en particulier lorsqu’elles sont protégées. L’accueil d’une faune et d’une flore diversifiée, sur ces sites, représente une réelle opportunité écologique : développement des populations, nature temporaire, habitats de substitution, … Parallèlement, favoriser cette biodiversité, lorsqu’elle comporte des espèces protégées, gêner la conduite du projet ou l’exploitation du site, allant parfois jusqu’à la suspension de l’activité.

L’accueil des espèces favorisées par l’activité nécessite le développement de savoirs, d’outils et de méthodologies adaptées à la conciliation des enjeux écologiques, réglementaires et économiques. Ces solutions, souvent spécifiques à un type d’activité économique et à un contexte local particuliers, se développent lorsque différentes structures portant la préservation de différents enjeux se rencontrent et dialoguent.

Tout d’abord, la matinée sera l’occasion de présenter certaines des démarches d’aujourd’hui et plusieurs des succès d’hier, afin de vous inspirer dans le développement ou la mise en place de solutions adaptées à la préservation des enjeux que vous défendez dans vos actions, pour votre activité ou pour votre territoire.

Ensuite, l’objectif de l’atelier participatif de l’après-midi est de réunir maîtres d’ouvrages, bureaux d’études, services de l’Etat, entreprises de travaux, scientifiques, associations, et collectivités pour faire émerger des pistes de solutions qui pourront être développées dans les prochaines années. Pour cela, vous serez réunis par tables thématiques accueillant une dizaine de personnes autour des thèmes détaillés à la suite du programme.

L’atelier aura lieu de 10h à 17h au 270, rue Saint Jacques, 75 005 Paris, le lundi 18 novembre 2019.

Les inscriptions se font sur weezevent ; merci de préciser les tables thématiques sur lesquelles vous souhaitez vous investir (détails ci-dessous). Un buffet sera à votre disposition le midi, pour 26,50€.

 

Pour toute demande, n’hésitez pas à contacter Max Edet  : m.edet@genie-ecologique.fr, 06 27 38 63 27.

 

Détail des thèmes des petites tables :

  1. Comment anticiper l’apparition des espèces à enjeu ?
  2. Comment détecter et réagir à l’apparition d’espèces à enjeu sur le site ?
  3. Gestion adaptative : comment intégrer la nature dynamique de la biodiversité dans la vie des projets ?
  4. Comment favoriser les échanges entre les acteurs pour trouver des solutions conciliant les enjeux écologiques et économiques ?
  5. Comment intégrer les espèces à enjeu à la gestion courante ?
  6. Comment réaliser et diffuser les retours d’expérience, pour une amélioration continue de la prise en compte des espèces liées à l’activité ?
  7. Penser dans le temps et l’espace : vers une gestion à l’échelle du territoire ?
  8. Favoriser temporairement la faune et la flore permet-il un gain écologique permanent ?

 

1) Comment anticiper l’apparition des espèces à enjeu ?

Contexte : les espèces s’installant sur un site donné sont souvent les mêmes, à région et activité constante. Un outil d’anticipation des espèces à enjeu (protégées et patrimoniales) pouvant s’installer potentiellement pourrait permettre d’intégrer dès la conception du projet des mesures pour la prendre en compte.

Objectif de la table : réfléchir aux moyens de prédiction de l’apparition d’une espèce sur un site.

2) Comment détecter et réagir à l’apparition d’un enjeu écologique sur le site ?

Contexte : L’apparition d’une espèce protégée sur un site peut remettre en question le projet tel qu’il est défini ou les interventions prévues. La détection rapide des espèces puis l’échange avec l’écologue permettent d’adapter les actions prévues ou d’en définir de nouvelles afin de concilier enjeu écologique et fonction de l’ouvrage.

Objectif de la table : échanger sur les pratiques existantes et proposer des actions pour favoriser une détection des espèces concernées dès leur apparition. Définir des modalités efficaces d’échange maitres d’ouvrages – équipes d’intervention – écologues pour des interventions rapides et efficaces.

3) Gestion adaptative : comment intégrer la nature dynamique de la biodiversité dans la vie des projets ?

Contexte : la biodiversité présente sur les sites évolue au fur et à mesure de l’activité. L’apparition ou la disparition d’une espèce à enjeu peut remettre en question des décisions actées (calendrier de l’activité, décision administrative, …). Adapter ces décisions peut représenter un investissement conséquent, en particulier en termes de temps.

Objectifs de la table : évoquer des méthodologies de gestion des sites et projets et une application de la réglementation adaptées à une nature en mouvement (gestion adaptative). Faire échanger maitres d’ouvrages, services instructeurs, bureaux d’études, associations et scientifiques.

4) Comment favoriser les échanges entre les acteurs pour trouver des solutions conciliant les enjeux écologiques et économiques ?

Contexte : Pour prendre en compte les espèces protégées liées à leur activité, les maîtres d’ouvrages ont besoin d’une connaissance fine du territoire, d’accompagnement technique et de sécurité réglementaire. Des solutions existent et d’autres sont à construire avec d’autres acteurs (services de l’Etat, bureaux d’études, associations, collectivités,…).

Objectifs de la table : échanger sur les différentes façons de travailler entre acteurs pour concilier les multiples enjeux (écologiques, socio-économiques, patrimoniaux, …).

5) Comment intégrer les espèces à enjeu à la gestion courante ?

Contexte : pour certaines activités, l’entretien courant du site est confronté à la prise en compte d’espèces protégées et patrimoniales, qui peuvent contraindre les interventions (elles sont alors reportées, adaptées, …). Des solutions techniques et méthodologiques existent (adaptation des outils, procédures simplifiées, …) ou sont à imaginer.

Objectif de la table : réfléchir à des outils et méthodologies d’exploitation de site, ainsi qu’à une application de la réglementation adaptées à des interventions routinières.

6) Comment réaliser et diffuser les retours d’expérience, pour une amélioration continue de la prise en compte des espèces liées à l’activité ?

Contexte : la prise en compte des espèces à enjeu liées à l’activité économique nécessite d’inventer des outils et méthodologies spécifiques à un contexte relativement spécifique (type d’activité économique, emplacement du site, …). Les réalisations d’autres acteurs (bureaux d’études, gestionnaires d’espaces naturels, maitres d’ouvrages, …), lorsqu’elles ont été évaluées et diffusées, peuvent permettre aux nouvelles méthodes de s’en inspirer pour être efficaces. Aujourd’hui, ces retours d’expériences sont peu nombreux et rarement diffusés.

Objectif de la table : identifier des moyens pour inciter au partage de connaissances, en particulier les innovations et expérimentations, ayant fonctionné et ayant échoué. Permettre à chacun de s’inspirer de retours d’expériences, même (surtout) lorsque les mesures ont été des échecs.

7) Penser dans le temps et l’espace : vers une gestion à l’échelle du territoire ?

Contexte : certaines espèces sont fortement liées aux activités humaines pour le maintien de leurs populations (habitats de substitution). Une réflexion à l’échelle du territoire, coordonnant les actions entreprises sur différents sites pour accueillir de telles populations est nécessaire à leur maintien et leur renforcement.

Objectifs de la table : réfléchir à des moyens pour identifier des activités et sites servant de support à certaines populations à enjeu, et pour coordonner ou planifier les actions réalisées sur ces sites.

8) Favoriser temporairement la faune et la flore permet-il un gain écologique permanent ?

Contexte : laisser se développer temporairement certaines populations avant de leur rendre le site hostile (travaux, exploitation) peut renforcer globalement certaines espèces dans leur aire de répartition. Nous savons mal aujourd’hui pour quelles espèces ces gains sont permanents, et pour quelles espèces l’activité est un piège, en particulier du fait de la modification des aires de répartition (changement climatique).

Objectif de la table : proposer des actions permettant de connaitre les dynamiques à long terme d’un telle gestion (favoriser la nature temporairement avant sa destruction) : expérimentations terrain, sujets de recherche, analyse de suivis écologiques, …