Vers une meilleure intégration de la biodiversité protégée.

Comment favoriser la biodiversité à enjeu écologique dans les projets d’aménagement ? Comment encourager les entreprises et gestionnaires de foncier à accueillir une faune et une flore diversifiées sur leurs sites sans que cela ne pénalise leur activité ? Quels outils de prise en compte et de gestion développer pour aider les maîtres d’ouvrage vertueux ? Manque-t-il des connaissances (nature temporaire, dynamique des populations, …) nécessitant de mener des programmes de recherche et des expérimentations ? Le contexte réglementaire pourrait-il être amélioré pour mieux tenir compte de la nature dynamique de la biodiversité et ainsi encourager l’accueil de ces espèces ?

L’UPGE mène depuis un an et demi une réflexion pour tenter de répondre à ces questions. Dès les premiers échanges, l’importance des enjeux nous a conduit à définir des objectifs ambitieux et à réunir une diversité d’acteurs nous permettant de les atteindre.

L’objet de la réflexion vise à une meilleure intégration des espèces protégées et à enjeu durant les différentes étapes de vie d’un projet : amont (friches, mobilisation du foncier, changement d’état, gestion ou non-gestion…), réalisation (chantier), exploitation et restitution du terrain. Ce périmètre est très large mais, s’il recouvre des situations très diverses, celles-ci appellent en réalité des réponses communes : partage de bonnes pratiques, création d’outils et méthodes de prévision et de gestion, conduite d’expérimentations et de programmes de recherche…

Pour conduire ce travail, l’UPGE a créé il y a un an le groupe de travail Biodiversité opportuniste, dont l’objet est « la faune et la flore apparaissant sur un site avant, pendant ou après son aménagement, en conséquence de la gestion ou des interventions réalisées ». Elle vise en particulier les espèces protégées et à enjeu. Les acteurs présents, que nous avons voulu représentatifs d’un grand spectre d’activités pour réunir largement les enjeux, sont de plusieurs natures :

  • les entreprises membres de l’UPGE apportent leurs compétences et expérience en ingénierie écologique ;
  • les maîtres d’ouvrages et aménageurs publics et privés, viennent avec leur vision de terrain, des besoins et des retours d’expérience : infrastructures linéaires, ports et aéroports, travaux publics, gestionnaire de ressource en eau, carriers, collectivités…
  • les institutionnels : ministère de la Transition écologique et solidaire, Agence Française pour la Biodiversité ;
  • les acteurs de la recherche confortent la rigueur scientifique et pourront porter des programmes de recherche : Muséum National d’Histoire Naturelle, Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité…;
  • des représentants de la société civile sont également présents à travers des associations et sociétés savantes.

Le programme d’action décidé en comité de pilotage prévoit de réaliser un état de l’art conduit sur le premier semestre 2019 afin de bénéficier d’un bon aperçu des opportunités, problématiques et manques existants, ce qui permettra d’orienter les actions. La deuxième étape devrait être une revue systématique conduite pour faire une synthèse exhaustive des ressources bibliographiques existantes sur le sujet avant de lancer les actions suivantes : recherche, expérimentations, synthèses… Les premières publications devraient voir le jour en 2021. Pour mener à bien ce travail, l’UPGE est intéressée par vos contributions (m.edet[@]genie-ecologique.fr).

Alexandre Cluchier
Président du GT Biodiversité opportuniste
Directeur R&D chez ECO-MED

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