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Atelier biodiversité et chantiers d’aménagement

Le 5 juin a eu lieu le premier atelier du cycle Aménagement et génie écologique organisé par l’UPGE et la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) en partenariat avec le Club infrastructures linéaires et biodiversité (CILB). L’objectif de ce cycle est de réunir les professionnels de nos deux filières ainsi que leurs maîtres d’ouvrage pour des échanges techniques sur des sujets à enjeux.

La participation à ce premier atelier confirme l’intérêt pour cette formule puisqu’une environ quatre-vingt dix personnes se sont réunies pour assister aux présentations et échanger avec les autres professionnels. Les acteurs se répartissaient de manière à peu près égale entre la filière du génie écologique, celle des travaux publics ou représentaient des maîtres d’ouvrage.

Quatre retours d’expérience ont été présentés par des binômes pour illustrer le sujet de l’atelier « Comment intégrer la biodiversité à toutes les étapes d’un projet » en mettant l’accent sur les deux premières étapes de la séquence ERC (« éviter, réduire, compenser »). Suivait une présentation du guide de définitions des mesures ERC par le Commissariat général au développement durable (CDGG) et une table-ronde autour de la question du suivi écologique des mesures d’évitement et de réduction. Finalement, Serge Muller, président du Conseil national pour la protection de la nature (CNPN) concluait la journée en tant que Grand témoin.

On retiendra de cette journée que la biodiversité est devenue un enjeu incontournable dans la réalisation des projets d’aménagement et que des efforts sont menés pour l’intégrer dès la phase de conception des projets, comme cet atelier a pu le démontrer au travers de cas exemplaires.

Pourtant, comme as pu le faire remarquer Julien Viglione, directeur d’ECO-MED, « ce qu’on présente ici [éviter et réduire pour ne pas avoir à compenser] n’est pas sensationnel ; c’est même tout-à-fait normal. On peut bien sûr se féliciter pour le travail accompli, mais en réalité c’est de ne pas le faire qui est une erreur ». Car s’il est parfois difficile de trancher entre les mesures qui relèvent du E (éviter) et celles relèvent du R (réduire) -d’où l’intérêt du guide réalisé par le CGDD- il est en revanche relativement simple de savoir lorsque l’on passe du côté du C (compenser), faute de mieux… Nous sommes convaincus que des journées comme celles-ci, permettant l’échange entre génie écologique et travaux publics, apportent de nombreuses clés aux acteurs pour leur permettre de se saisir pleinement des enjeux posés par la nécessaire conciliation des activités humaines et de la biodiversité.

L’équipe de l’UPGE