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Travaux de valorisation écologique d’une zone d’expansion de crues.

Dans le cadre d’un projet de lutte contre les inondations, le Syndicat Intercommunal d’Hydraulique et d’Assainissement de la région de Limours (91), a réalisé en 2017-2018 une zone d’expansion de crues par création de digues sur une pâture humide parcourue par un canal.

Compte tenu des enjeux écologiques et paysagers du site, des aménagements écologiques dans la prairie et des restaurations de berges du ru ont été souhaités. Ecosphère est intervenu aux côtés du maître d’œuvre ANTEA, pour définir et encadrer ces travaux, qui ont consisté en :

  • la création d’un piège à sédiments au niveau du chenal d’amenée des eaux, afin de limiter le dépôt de sédiments sur les milieux naturels de la zone d’expansion de crue. Des nivellements fins et des plantations d’hélophytes (plantes semi-aquatiques) ont permis d’atteindre l’objectif de « piège », mais également d’installer une végétation hygrophile diversifiée et attractive pour la faune et la flore (jonçaie, cariçaie, phragmitaie) ;
  • la création d’habitats humides complémentaires à la prairie : creusement de mares et dépressions, plantation de haies, bosquets et arbres isolés. Une végétalisation d’amorce des mares a été effectuée par transplantations de mottes d’hélophytes présents sur place sur les berges du canal ;
  • des reprofilages de berges du ru pour lui rendre un profil plus naturel et diversifié, ainsi que des plantations d’hélophytes en pied de berge.
Piège à sédiments créé au niveau du chenal d’amenée des eaux, constitué de dépressions en travers et végétalisé, pour permettre la décantation des sédiments amenés lors du remplissage. Crédits Ecosphère – Z. Taha

Ces travaux illustrent le potentiel intéressant de valorisation ou de restauration écologique qu’il est possible de générer dans le cadre de projets d’aménagements hydrauliques liés aux inondations. Au regard de la physionomie et de la diversité des milieux, on peut d’ores et déjà considérer que ces aménagements apportent une réelle plus-value écologique. Ils participent en outre à la valorisation paysagère du site et à une meilleure acceptation des aménagements (des digues en particulier) par le public. Les suivis écologiques qui seront menés par la suite permettront de quantifier plus précisément les apports pour la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes.

Cécile LARIVIERE
Chef de projet ingénierie écologique
Ecosphère