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Gestion des espèces végétales exotiques envahissantes sur le littoral méditerranéen.

La Compagnie des Forestiers, en groupement avec Agir écologique à répondu à un marché d’arrachage au sein du Parc national des Calanques. Celui-ci se déroulera durant l’année 2020 sur différents sites remarquables : l’île Jarre, le Bec de l’Aigle, L’île Ratonneau et les calanques de Sugiton et des Pierres Tombées.

Maître d’ouvrage : Parc National des Calanques – Projet LIFE Habitats Calanques – Projet européen coordonné par l’ARPE-ARB.
Maître d’œuvre : Parc National des Calanques.
Travaux (Groupement) : La Compagnie des Forestiers et Agir-écologique.
Ancrages et formations aux travaux sur cordes : Matières.

La Compagnie des Forestiers, en groupement avec Agir écologique à répondu à ce marché d’arrachage au sein du Parc national des Calanques. Celui-ci se déroulera durant l’année 2020 sur différents sites remarquables : l’île Jarre, le Bec de l’Aigle, L’île Ratonneau et les calanques de Sugiton et des Pierres Tombées.

Les plantes visées par cette campagne d’arrachage sont : l’Agave d’Amérique (originaire du Mexique), la Luzerne arborescente (originaire du Moyen-Orient) et le Figuier de Barbarie (originaire d’Amérique centrale). Cette prolifération d’espèces exotiques envahissantes (EVEE) conduise à d’importants bouleversements tels que la perte d’espèces endémiques rares et la dégradation des habitats naturels.

Les sites visés par cette campagne d’arrachage présentes des conditions d’accès, de travail et de sécurité contraignantes. Les interventions ont lieu principalement sur des pentes et falaises en milieu naturel sensible à fort enjeu paysager, et intègrent aussi des problématiques de sécurité et d’isolement inhérent à l’insularité.

Exemple du chantier de l’île Jarre

1— La préparation du chantier

Des contraintes d’accès maritimes et terrestres.
Cette île totalement inhabitée ne possède aucun point d’appontement, l’accès se fait en sautant du bateau sur des rochers découpés et agressifs. De fait les conditions météorologiques et donc l’état de la mer interfèrent énormément sur nos journées de travail.

Des zones d’ancrages à créer
Les figuiers de Barbarie se sont implantés sur toute l’île et particulièrement à flans de falaise. Aucun encrage n’existe pour pouvoir y accéder en toute sécurité. Nous les avons donc créer. Ceux-ci seront temporaires ou pérennes pour de futures interventions

Formation aux travaux sur corde
Les travaux se faisant principalement en cordée, une formation rigoureuse et minutieuse a été dispensé à nos équipes.

Une tyrolienne de 150 mètres
Les quantités de figuiers sont tels et leur répartition est si importante que nous avons été amené à installer à mi chemin de la zone de stockage une tyrolienne pour pouvoir les déplacer du haut de lîle vers une zone de stockage.

2— Le déroulement du chantier
L’arrachage manuel des plantes invasives
Seule méthode à pouvoir être utilisé sur ce site protégé, c’est très méticuleusement que les opérations ont lieu car aucun fragment d’oponce ne devra être laissé à l’issu du chantier. Une coupe à raz suivi d’un dessouchage permettra de retirer les systèmes racinaires qui peuvent être très étendus.

Regroupement et destruction des figuiers de Barbarie
Plus de 100 big-bag / jour sont manipulés, chaque sac pesant plus d’une trentaine de kilos. Notre équipe parcours chaque recoin de l’ile avec une clé de portage sur dos. Une fois remplis les plantes sont regroupés en haut et au centre de l’île au pied d’une brèche naturelle sur laquelle nous avons installé une tyrolienne de 150 mètres pour descendre les plantes directement sur notre zone de stockage.

La zone de stockage
Les plantes arrachées sur le Parc doivent être évacuées en déchetterie, excepté sur l’ile Jarre ou l’évacuation est trop périlleuse par bateau et néfaste à la faune par hélitreuillage (présence du Faucon Pèlerin). Les plantes sont donc stockées, déchiquetées et bâchées sur place jusqu’à leur destruction en prenant la précaution d’éviter une reprise germinative du figuier sur son propre humus.

3 — Le suivi
Les points d’ancrages que nous avons installés serviront durant dix années pour des relevés botaniques et pour l’évaluation de la dynamique de recolonisation.

Stanislas Michalon
Chargé de développement
La Compagnie des Forestiers

Reportage et crédit photo : Franck Jonville
Liens pour le cas complet : ICI
Liens : Agirécologique