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Outils de structuration de la filière du génie écologique.

Une des priorités de l’UPGE depuis quelques années consiste à créer des outils de reconnaissance des compétences des professionnels du génie écologique. Ce travail s’inscrit dans la mission de structuration de la filière. Il vise à donner aux maîtres d’ouvrage des dispositifs leur permettant d’identifier qui est compétent et se conduit à trois niveaux, chacun reposant sur les deux autres.

1/ Niveau expert

Objectif : créer les diplômes manquants et travailler sur les cursus de formation existants pour améliorer leur adéquation avec les attentes des professionnels.

  • BEP-CAP – Le diplôme d’ouvrier de génie écologique est en cours d’expérimentation avec l’AFPA. À l’issue de la première période de formation dans les trois régions pilotes, la pertinence de la formation ainsi que l’employabilité des diplômés seront évaluées. Si les résultats sont concluants, le titre professionnel sera créé.
  • Bac – Le Bac professionnel GMNF (Gestion des milieux naturels et de la faune) est porté par de nombreux établissements en région. L’UPGE travaille avec le ministère de l’Agriculture sur le cursus de formation pour améliorer la professionnalisation des étudiants. La solution vers laquelle nous nous orientons serait la création d’un certificat de spécialisation en génie écologique.
  • Bac+2 – Révisé en 2011, le BSTA GPN (Gestion et protection de la nature) est dispensé par une cinquantaine d’établissements du ministère de l’Agriculture. L’UPGE travaille avec le ministère et le jury national du BTS pour rapprocher les compétences enseignées des besoins des entreprises.
  • La formation de Technicien de génie écologique est portée depuis 2013 par le CFPPA Angers le Fresne. Le titre, développé en lien étroit avec les entreprises, bénéficie d’un excellent retour des professionnels ayant accueilli des stagiaires ou employé des diplômés.
  • Au niveau bac+3, les licences professionnelles se multiplient en France. Elles se spécialisent souvent sur des techniques et des milieux spécifiques.
  • Bac+5 – L’ingénieur écologue, dernier niveau de formation, est une fonction aujourd’hui reconnue au sein des entreprises. Pourtant, le titre professionnel d’ingénieur n’existe pas encore. Des travaux portés par l’UPGE et l’AFIE sont en cours pour remédier à cette situation.

2/ Niveau structure

Objectif : créer des outils de reconnaissance des organismes compétents pour intervenir sur les marchés de génie écologique en s’appuyant sur les diplômes et titres professionnels.

Pour les bureaux d’études, l’UPGE a décidé d’avancer avec l’OPQIBI, un organisme certificateur de l’ingénierie. Plusieurs travaux sont en cours. La première qualification des bureaux d’études développée concernera la maîtrise d’œuvre en génie écologique. Elle sera disponible début 2021.

Pour les entreprises de travaux de génie écologique, plusieurs démarches sont en cours pour identifier quel est l’outil le plus adapté à la filière.

3/ Niveau projet

Objectif : créer des dispositifs garantissant le niveau de qualité de la conduite du projet.

Plusieurs initiatives sont en cours, visant à donner des repères et méthodes permettant d’évaluer la qualité de la démarche suivie pour le prestataire.

La normalisation a été choisie pour permettre de proposer des démarches harmonisées de projets. Deux travaux pilotés par l’UPGE sont en cours au sein de la commission de normalisation biodiversité de l’AFNOR : les états initiaux de la biodiversité et la conduite de projet de génie écologique.

Thomas Redoulez
Délégué général de l’UPGE